• Paros présenté par Syko


    Voyage à PAROS(Cyclades)

    Paros est la première île que nous avons visité. Nous avons débarqué du ferry
    assez tard et traversé quelques ruelles de Parikia pour nous rendre à notre
    hôtel. Elles embaumaient le jasmin. Quelle douceur après l'effervescence
    nauséabonde d'Athènes que nous avions quitté 3 heures auparavant !


    Parikia est un village typique des Cyclades avec ses maisons aux murs blancs de
    chaux et aux huisseries bleues. En y regardant de plus près, on découvre les
    traces de son histoire mouvementée.
    Comme par exemple le mur Franc, construit comme son nom l'indique... par les
    Francs, au retour (dit-on) des croisades. Sa caractéristique est d'avoir été
    érigé avec des matériaux de récupération, c'est-à-dire, avec les vestiges de
    temples bien plus anciens. c'est un étonnant enchevêtrement de restes de
    colonnes, de frontons et pierres de toutes tailles.
    Ce mur est en fait la base d'un château, au dessus duquel est désormais bâtie,
    une église ! En montant au parvis de celle-ci, vous aurez une vue époustouflante
    sur la mer et les îles alentours...

    L'église de La Panaghia Ekatondapiliani (église aux cent portes) date du VIème.
    C'est un superbe bâtiment dans un état de conservation étonnant, un des plus
    importants de Grèce. Loin des gargouilles menaçantes de nos édifices religieux
    français, ici la couleur chaude des pierres et les formes douces et harmonieuses
    apportent, même à une athée comme moi un sentiment de paix et de bien-être.

    Tout près de là, le musée vous fera traverser 4000 ans d'histoire des Cyclades.
    Le lieu n'est pas très grand, mais c'est un concentré d'histoire locale et de
    vestiges tous plus surprenants les uns que les autres.
    Derrière l'église, un parc arboré. C'est là que nous avons rencontré un curieux
    sculpteur Canadien. Il vit là avec son chien, dans des cartons. Il sculpte à
    même le sol un énorme bloc de marbre, partie d'une oeuvre monumentale qu'il est
    en train de réaliser. Pourquoi ici ? Parce que le marbre de Paros est le plus
    beau du monde, nous dit-il, et quel meilleur endroit pour le travailler que sur
    place ? L' hiver, il repartira au soleil de Californie ou il réside. Le marbre
    de paros est en effet universellement connu depuis des siècles. La vénus de
    Milo, le tombeau de Napoléon, la Victoire de Samothrace ou les tuiles du
    Parthénon ainsi que bien d'autres oeuvres célèbres ou plus discrètes ont été
    taillées dans cette même matière.
    P.S. : Si vous cherchez un hôtel sympa à Parikia, allez absolument chez Dîna !
    Elle est géniale ! une vraie mère poule ! Son nid est au bout de la rue
    principale. C'est elle le Syndicat d'Initiative ! Pour le prix, d'un hôtel
    basique chez nous, vous êtes cocooné à fond ! Une grande bouteille d'eau
    minérale fraîche dès votre arrivée et une chambre si clean que vous posez
    instinctivement vos chaussures à l'entrée ! Nous l'avons vu sur le toit faire
    les retouches de peinture ! Une maîtresse femme mais hyper gentille !

    Pour visiter le reste de l'île pas de soucis : de nombreuses possibilités vous
    sont proposées pour un budget très raisonnable.

    * Scooters, pratique et pas cher : locations à chaque coin de rue, c'est le
    mode de transport local par excellence. Choisissez l'état de votre machine :
    neuve ou collection ?
    * Bus : De nombreuses liaisons quotidiennes entre les différentes villes de
    l'île pour quelques centimes d'euros. Vous montez dans le bus et vous voyez
    après avec le contrôleur. Le seul problème reste de savoir à Parikia dans quel
    bus ! Insistez un peu auprès de la personne de la gare routière pour avoir la
    bonne indication...
    * locations de voiture : à voir avec les nombreuses agences de voyage du
    port.
    *
    taxis : contrairement à Athènes, pas de surprise. les prix sont affichés
    directement aux stations. Que vous soyez une ou deux personnes le tarif est le
    même, avec ou sans commentaire du paysage et que vous soyez pressé ou non.
    Plutôt agréable ! Par exemple 2 € pour Parikia à Lefkes ce qui nous couterait à
    Lyon pour le même trajet environ 10 fois plus au mieux !

    En parlant de Lefkes...
    On nous avez conseillé d'y aller : si authentique.. Surement. Mais en octobre en
    fin de soirée... pas top ! Rien de dépaysant, un triste village de campagne avec
    même pas un jeu de boules. Non, je plaisante à peine. Pourtant on aime, on
    adore, on collectionne même les passages dans les vieux villages. Mais là,
    triste ambiance. Pas vu les kafeneon animés, quelques rues abandonnées, d'autres
    retapées à coup de moellons bien modernes. Juste un four à pain ou autre, vue
    volée dans une maison de touriste en restauration pour nous rappeler que nous
    sommes dans un lieu historique...
    Les jeunes qui tournent en rond, pas cool, à quelques km de Parikia. Pas
    vraiment la belle ville moyenâgeuse que nous attendions. Peut-être trop tard
    dans la journée, ou la saison, la lumière, mais ça ne donne pas envie d'y
    habiter ! Même le taxi que nous appelons nous demande plus cher que le tarif
    prévu pour nous ramener à Parikia, et pourtant on négocie.. Mauvais signe...

    Pisso Livadi, petit port de pêche, quelques maisons dont 2 d'époque. je
    plaisante, je ne suis même pas sure qu'il y en ai 2. L'opposé de Lefkes. Trop
    moderne pour le coup, mais presque plus sympathique.
    Baignade dans l'eau à température variable à tendance plutôt fraîche, et la
    plage pour nous seules !
    Un retraité pèche le poulpe pour les restaurants histoire d'arrondir ses fins de
    mois, sans doute. Technique sûre et impressionnante : il repère la bête depuis
    la berge : chausse son masque et son tuba, s'introduit discrètement dans l'eau..
    avance tout doucement... et attrape le poulpe à pleine main... Les tentacules
    entourant son bras. ... Et part discrètement avec, histoire qu'on ne voit pas
    la suite... végétariens et cœurs sensibles s'abstenir : il frappe de longues
    minutes le poulpe sur un rocher. Le but est d'empêcher que les chairs du
    mollusque ne se resserrent afin qu'il soit le plus tendre possible dans notre
    assiette.


    Merci !

    Syko

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