• L'autoentrepreneur

    l'autoentrepreneur

    par equipekazeo-actu

    Vous êtes blogueur, amateur ou professionnel, et grâce à quelques liens Google AddSense sur votre blog, vous tirez quelques revenus de votre production éditoriale. Ou bien vous êtes salarié et vous développez pendant vos week-ends des sites Web pour des associations, pour les artisans de votre quartier, qui vous rémunèrent contre ce service. Ou vous vendez sur eBay des produits artisanaux que vous fabriquez vous même pendant votre temps libre. Et vous ne savez pas comment déclarer les revenus de cette activité. Vous aimeriez être dans la légalité tout en continuant à gagner suffisamment d'argent.
    Ou encore vous avez déjà une activité structurée d'entrepreneur individuel mais le chiffre d'affaires est encore insuffisant pour que vous puissiez gagner correctement votre vie, compte tenu des niveaux de prélèvement obligatoire. Et vous aimeriez simplifier votre gestion.
    Dans toutes ces situations comme dans beaucoups d'autres, le régime de l'auto-entrepreneur entré en vigueur depuis le 1er janvier 2009, peut vous intéresser. Il vient combler un manque dans le paysage des statuts fiscaux d'entreprise français. Ce, notamment pour toutes les activités d'entrepreneur individuel, à temps plein ou à temps partiel, dont les chiffres d'affaires sont faibles et où, bien souvent, le régime choisi par la personne qui l'exerce est celui du « travail au noir ». Cette dernière étant souvent effrayée par la complexité administrative de la création d'entreprise et par le montant des charges sociales retenues sur les fruits de son activité.
    Rien à payer tant qu'on n'encaisse rien
    Le statut de l'auto-entrepreneur a pour ambition de dépoussiérer la création d'entreprise en commençant par un principe simple : si l'entrepreneur individuel qui a opté pour ce statut n'encaisse rien, il n'aura rien à payer ni à déclarer à l'Etat. De quoi se lancer sans douleur dans la création d'une entreprise même si le marché adressé par celle-ci se révèle à l'usage inexistant !
    Autre nouveauté importante : un système de versement libératoire, tant pour les charges sociales que pour l'impôt sur le revenu. Concrètement, l'auto-entrepreneur s'acquitte forfaitairement de ses charges sociales et de son impôt sur le revenu en appliquant un pourcentage bien défini sur ce qu'il encaisse. A titre d'exemple, pour les activités de service informatique, l'auto-entrepreneur devra effectuer un versement unique de 20,5 % de son chiffre d'affaires pour s'acquitter de ses charges sociales et de son impôt sur le revenu. Ainsi, s'il facture 1 000 euros sur un mois, il devra payer à l'état 205 euros. Ce régime lui permet donc de calculer très facilement son revenu.
    Sur le site officiel www.lautoentrepreneur.fr vous pouvez vous inscrire pour commencer votre activité d'entrepreneur. Mais vous pouvez aussi remplir et déposer un formulaire signé auprès du Centre de formalités des entreprises (CFE) correspondant à votre type d'activité : chambre de commerce et d'industrie pour les activités commerciale, chambre de métiers et de l'artisanat pour les artisans, et Urssaf pour la plupart des autres services.
    Enfin signalons que des prestations commencent à se créer autour de ce statut. Par exemple, entreprise-facile a mis en ligne une application simplifiée de facturation www.ma-facturation.com, adaptée aux auto-entrepreneurs, qui pourra se révéler bien utile à ceux qui n'ont jamais émis une facture de leur vie. Celle-ci est accessible à partir de 45 euros ht par an.


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