• L'Epire, les Météores, la Thessalie

    L'Epire, les Météores, la Thessalie

    Par orange8454

    Alexandre le Grand a soumis le monde jusqu’à l’Inde, mais l’Epire voisine l’a tenu en échec. Un roi d’Epire, Pyrrhus, faillit gommer Rome de l’histoire mondial, et c’est en voulant croquer l’Epire que Mussolini s’est cassé les dents. Côtes radieuses, monts farouches, eaux brumeuses… tout conspire pour en faire une région d’atmosphère – moins à voir qu’à sentir. Quel contraste avec la Thessalie ! La patrie d’Achille avait bien besoin du site acrobatique des Météores et du bijou du Pélion pour faire oublier ses mornes paysages dignes de la Beauce.

    Les Météores

    Surplombant la vallée de la Pénée, ces rochers étranges, dressés à l’entrée de la plaine de Larissa que coiffent des monastères longtemps restés inaccessibles, constituent l’un des points forts de tout voyage en Grèce. Jamais sans doute, le christianisme orthodoxe, prônant le renoncement aux choses terrestres et le rapprochement avec Dieu, n’aura trouvé lieu plus conforme à son esprit. Devant ce défilé de pierres grises, il est en effet difficile de ne pas ressentir cette solitude que les moines recherchaient tant et que vient seulement troubler le tourisme et le vol de quelques aigles

    Le Météores dans l’histoire
    Selon les géologues, ces rochers de grès se trouveraient à l’emplacement du delta d’un grand fleuve qui, il y a 60 millions d’années, se jetait dans la plaine de Thessalie, alors vaste étendue maritime.

    Si quelques ermites occupèrent les lieux dès le Xe. s., vivant dans des grottes et dans de petits ermitages de fortune, l’installation de communauté monastiques organisées remonte au XIVe s., date à laquelle la Thessalie subit des troubles liés aux raids des envahisseurs serbes. En 1334, Athanase, chassé du mont Athos, fonde alors le Grand Météore et attire avec lui quelques moines.

    Plus tard, à son contact, le fils du roi de Serbie prononce ses vœux et prend le nom de Joasaph. Personnage éminent, il va apporter une grande prospérité et agrandir le monastère. D’autres communautés (jusqu’à 24 lors de l’apogée aux XVe et XVIe s.) s’installent alors sur les rochers voisins. Peu à peu néanmoins, l’heure du déclin arrive, les moines entrent dans des luttes fratricides. L’enjeu : les terres cultivables, rares et précieuses il est vrai. Aujourd’hui, seulement cinq monastères demeurent en activité : le Grand Météore, Varlaam, Haghias Trias sont tenus par des moines : Haghios Stéphanos et Rossanou par des nonnes.

     Meteoros veut dire « pendu dans le ciel ». Même dégarnis de leurs monastères, ces piliers de grès, irréels comme les montagnes d’une icône, vaudraient le déplacement. Au début du christianisme, les stylites, ascètes fanatiques, s’isolent des ans durant au sommet d’une colonne. Dans le même esprit, les ermites colonisent les Météores, qu’on n’aménage cependant qu’au XIIIe s. : sous la truelle des moines du mont Athos naissent vingt monastères fauves aux toits de tuiles.

    Passerelles volantes et monte-charge protègent contre les pillards – et plus tard contre l’armée allemande – un univers de parquets à grosses lattes, d’encensoirs à chaînes, d’images pieuses aux vitres fêlées, sous la surveillance étroite des fresques, de leurs paires d’yeux écarquillées et jamais de profil.


    On entre dans ce petit monde par la bourgade de Kalambaka. Les sanctuaires sont tous au nord, sur un circuit de 20 km. Chacun a son atmosphère. Le piton de Doupiani abrite l’autel de Saint Georges. Vers Pâques, les hommes du village voisin y montent en s’encordant pour y déposer des linges, offrandes de leurs épouses.


    Certains sanctuaires sont encore occupés, il faut donc prévoir des tenues « décentes », c’est-à-dire couvrantes, mais à l’exclusion du pantalon pour les femmes.

    Grand météore (Megalo Meteoros)

    A 7 km de Kalambaka.

    Ce monastère, construit sur le plus haut rocher (613 km), il fut nommé Grand Météore par Athanase d’Athos qui le fonda au XVème s. Son disciple Joasaph acheva le catholicon en 1388 qui subit de nouveaux remaniements en 1545. Aujourd’hui, c’est encore l’un des plus grands monastères du pays. L’église de la Transfiguration, dont on remarquera le transept carré pourvu d’absidioles [1]latérales à la manière des édifices de l’Athos, abrite un superbe ensemble de fresques peintes de 1483 à 1552. La plus ancienne (Jugement dernier), remontant peut-être à la fin du XIVe s., appartient à l’école macédonienne. En revanche, les plus récentes (Athanase et Joasaph, dans le narthex) se distinguent par leur style mieux maîtrisé et permettent de mesurer les progrès accomplis depuis la crise artistique qu’entraîna la chute de Constantinople. Cette église est également intéressante pour son mobilier, sa riche iconostase en bois doré (1791), mais aussi sa chaire épiscopale (XIVe s.) incrustée d
     e nacre.

    Le réfectoire, à 2 nefs avec sa colonnade axiale que surmontent des coupoles (musée abritant une collection d’icônes, de broderies et d’objets liturgiques). Plus loin, un belvédère offre une belle vue sur le site des Météores

    Monastère Saint-Stéphen (Agios Stefanos

    A 11,5 km de Kalambaka.

    Dernier de ce circuit et dominant la plaine de Thessalie, Agios Stefanos a été fondé au XIVe s. par Antoine Cantacuzène, le neveu du roi serbe Siméon et le cousin de Joasaph. L’ancien (Saint-Stéphanos) et le nouveau (Saint-Charalambos) catholicons sont décorés de fresques postbyzantines intéressantes et possèdent un mobilier de toute beauté, notamment une iconostase de 1650 à Saint-Stéphanos et un trône épiscopal agrémenté de nacre à Saint-Charalambos ; l’aigle à deux têtes que l’on voit au sol de ce dernier édifice témoigne de la protection impériale du couvent. Dans le réfectoire, se trouve une belle série d’icônes et d’objets de culte.

     Le monastère de Varlaam

    Le monastère de Varlaam est le second  par sa taille après le monastère du Grand Météore qui est situé juste en face.
    En 1350, un ascète nommé Varlaam gavit le rocher sur lequel il bâtit une petite chapelle qu'il dédia aux Trois Pères de l'Eglise, une petite cellule et un réservoir pour l'eau. Il vécut là jusqu'à la fin de sa vie dans la solitude et la prière. Le rocher ne portera son nom qu'après sa mort.

    Entrée du monastère

    Le monastère de la Sainte Trinité (Agias Trias) ou (Agias Triados)

    Le monastère a été construit au XVe siècle, entre 1458 et 1476. C'est le plus impressionnant de tous les monastères et le plus ancien du groupe des Météores. Il est construit sur un piton rocheux abrupt sur le plus beau site des Météores. Les pèlerins doivent gravir 140 marches taillées dans la roche pour l'atteindre après avoir suivi un sentier. On ne connait pas exactement les fondateurs de ce monastère. Il a été le plus richement doté en manuscrits anciens et pierres précieuses avant son pillage par les nazis lors de la seconde guerre mondiale.

    Le monastère Saint Nicolas Anapafsas (Agios Nikólaos) ou (Agiou Nikolaou Anapafsa)

    Le monastère Saint Nicolas Anapafsa des Météores en Grèce est le premier que l'on rencontre sur la route qui vient de Kastraki, peu après la petite église de la Vierge Marie de Doupiani.

    Il a été fondé vers le milieu du XIVe siècle par le moine Nikanoras.
    A cause de la petite surface du sommet du pic rocheux, le batiment est construit sur trois étages.

    Le monastère de Roussanou

    Le monastère de Roussanou qui est également connu sous le nom de  monastère de Sainte Barbara se situe au sommet d'un pilier vertical sur le site des Météores.


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