• La musique et la danse

    La musique et la danse

    Par Yannaki

    Quelques amis, un verre de ouzo et de la bonne humeur sont les ingrédients de base de toute la fête improvisée. Les Grecs manquent rarement une occasion d'écouter de la musique et d'esquisser quelques pas de syrtaki, qui permettent à tous, hommes et femmes, et quel que soit leur âge, de se retrouver.

    A la fin du 19e s. une nouvelle tendance musicale se profile: le rébétiko. Avec lui, tout un mouvement social et politique prend corps. Souvent comparé au blues, le rébétiko s'épanouit dans les années 20, auprès des Grecs d'Asie mineure et des paysans venus chercher du travail en ville. Dans ce milieu de laissés-pour-compte, des musiciens organisent des rassemblements clandestins  pour danser, jouer la musique "des pauvres des villes" (ipokosmos), fumer le narghilé et lancer des assiettes!

    Les rébétis (chanteurs de rébétiko) s'installent dans une marginalié et un anticonformisme dont ils tirent une certaine fierté. Ils n'en sont pas moins poètes, et leurs textes, souvent argotiques, qui s'insurgent contre l'injustice, racontent également des histoires de drogues et de femmes aux moeurs légères. C'est une véritable musique grecque qui s'impose ainsi grâce à des artistes comme Vassilis Tsitsanis (1915-1984). Ce mouvement prend très vite de l'ampleur et, lorsque la notion de natonalisme renaît à l'après-guerre, les maisons de disques vont en profiter pour tirer le rébétiko de sa clandestinité. Ce sera alors un succès retentissant.

    Mais que seraient les paroles du rébétiko sans le bouzouki? Qualifié "d'instrument du diable" par la bourgeoisie, la légende veut que cette mandoline ait cédé la place au baglamas, son petit frère dont la taille lui permettait d'être caché sous le manteau!

    Deux artistes contemporains réputés, Mikis Théodorakis (1925) et Manos Hadjidakis (1925-1994), ont été soucieux de préserver et d'exploiter le patrimoine musical grec.

    Voici quelques sites sur le rébétiko: extraits musicaux, vidéos, pour les amateurs il y a des cours de bouzouki, et pleins d'autres liens intéressants.

    http://www.rebetis.com/

    http://www.mpouzouki.com/

    http://www.bouzoukidvd.com/<wbr />extra.html

    Extraits musicaux

    Histoire du rébétiko

    Le zeïbekiko, danse associée au rébétiko est originaire d'Asie mineure. A l'origine, il était exécuté par un unique danseur entouré d'un parterre de convives accroupis, qui frappaient dans leurs mains suivant un rythme très précis.

    zeïbekiko

    Mentionnons également le mandili kalamatiano ("danse du mouchoir"), la danse des mariages par excellence, et le tsiftétéli, qui doit son nom au violon à deux cordes qui l'accompagnait autrefois. Cette danse du ventre, féminine, provient d'anciens rituels de la fertilité d'Asie mineure.

    Tsiftétéli

    http://www.youtube.com/watch?<wbr />v=2Ogvta6PAYM&eurl=http://<wbr />yannaki.over-blog.com/270-<wbr />index.html


    LES NTRUMENTS TRADITIONNELS

     BAGLAMAS                BOUZOUKI                LAOUTO

    GAÏDA                                       DAOULI


    Musiques, dances folkloriques et traditionnelles

    Chaque ville ou village possède sa propre fanfare, baptisée "orchestre philharmonique". Ces formations regroupent des musiciens de tous âges, pour la plupart autodidactes, qui se produisent à l'occasion de toutes les fêtes. Les symphonies et les instruments diffèrent d'une région à l'autre, ou même d'une ville à l'autre, mais on retrouve une certaine unité dans l'essence du morceau.

    Hassapiko


    Chaque orchestration de rébétiko s'accompagne de figures liées non à de  véritables règles chorégraphiques, mais à une tradition d'harmonie entre le corps, l'esprit et l'expression du visage. Aussi une danse interprétée sur tout le territoire pourra-t-elle montrer des variantes régionales. Parmi les plus répendues: le hassapiko ("danse des bouchers" = extraits: audio- vidéos), qui remonte à l'époque byzantine, lorsqu'il était exécuté par les bouchers de Constantinople pour la fête de leur corporation. Depuis les années 50, il est mondialement connu dans sa version simplifiée et plus lente, le syrtaki, qui doit ses lettres de noblesse au film Zorba le Grec.

    Par Yannaki


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