• VILLARREAL – PANATHINAïKOS : 1-1 LA BELLE AFFAIRE DU PANA

    VILLARREAL PANATHINAï<wbr />KOS : 1-1

    LA BELLE AFFAIRE DU PANA

    Par zoom42

    Malgré une domination copieuse de Villarreal, le Panathinaïkos, qui avait ouvert la marque contre le cours du jeu, réalise une superbe opération en repartant d'Espagne avec un match nul très précieux avant le retour en Grèce.
    Dans les coulisses du Madrigal
    - Comme pressenti, Robert Pires n'était pas titulaire au coup d'envoi mercredi soir. Le milieu de terrain français, aligné en pointe face à Santander puis utilisé à trois postes différents contre Gijon, était ménagé par son entraîneur dans l'optique du match retour, considéré comme plus important que l'aller par Pellegrini.

    - Avant de recevoir le Pana, Villarreal restait sur dix matchs sans défaite en Ligue des Champions sur sa pelouse.

    - Henk Ten Cate, l'entraîneur néerlandais du Panathinaïkos, connaît parfaitement bien les équipes espagnoles. Arrivé en Grèce en début de saison, Ten Cate a longtemps été l'adjoint de Frank Rijkaard au Barça. Avec les Catalans, il s'était incliné à deux reprises en trois déplacements dans la banlieue de Valence.

    - Aucun point commun entre le Simao du Panathinaïkos et le milieu de terrain offensif de l'Atletico Madrid et de la sélection du Portugal, Simao Sabrosa, titularisé la veille face au FC Porto. Le premier est un jeune milieu de terrain arrivé cette saison du Mozambique.

    Les faits du match
    24eme minute
    Sur un coup-franc près du poteau de corner côté droit, Eguren devance la sortie de Galinovic et coupe bien la trajectoire du ballon mais son coup de tête est trop décroisé.

    29eme minute
    Déviation intelligente de Rossi pour Ibagaza qui réussit à retrouver Rossi après un bon travail consécutif à un contrôle orienté, pourtant en direction opposée du but. La passe est idéale, mais Rossi voit sa reprise de volée à bout portant repoussée par Galinovic. Le ballon revient sur Cazorla qui ne cadre pas sa reprise.

    31eme minute
    Nouvel une-deux dans la surface entre Rossi et Ibagaza qui permet à ce dernier de déclencher une frappe soudaine, le ballon rase le poteau gauche de Galinovic.

    59eme minute (0-1)
    Sur une passe de Simao, Spiropoulos laisse passer le ballon derrière lui pour Karagounis qui s'emmène la balle et déclenche une frappe terrible qui termine dans la lucarne gauche de Diego Lopez malgré l'envolée de ce dernier.

    63me minute
    Festival dans la surface de Mantzios qui se talonne le ballon pour lui-même en le faisant passer derrière son pied d'appui pour se défaire de Senna et Fuentes avant de buter à bout portant sur le gardien, bien sorti.

    66eme minute (1-1)
    Erreur de Wawrzyniak, qui tergiverse au lieu de dégager directement son ballon à la sortie d'un cafouillage. Le Polonais est bousculé par Rossi mais accroche surtout Pires, qui arrivait lancé. Penalty que transforme Rossi en prenant Galinovic à contre-pied après une légère feinte.

    Jeu, joueurs et arbitre
    Le jeu
    « J'ai joué pas mal d'équipes grecques, donc je sais que l'ambiance va être surchauffée, c'est pour ça qu'il faut à tout prix tout faire pour se qualifier chez nous. Dès mercredi soir au Madrigal, il faudrait que nous ayons déjà une option. » Les conseils de Robert Pires, recommandant vivement à ses coéquipiers de faire la différence dès ce match aller, n'ont pas suffi. Dans quinze jours, Villarreal, tenu en échec sur sa pelouse, devra donc impérativement aller faire un résultat à Athènes pour décrocher son billet pour les quarts. Face à une formation extrêmement prudente dès le coup d'envoi, les Espagnols, dominateurs durant toute la partie, ont pourtant exercé une grosse pression qui aurait dû faire exploser le Pana à un moment ou un autre. Mais malgré cette maîtrise totale des événements qui aurait pu leur permettre de mener au moins par trois buts d'écart à la mi-temps, les Jaune, quand ils ne butaient pas sur Galinovic ou l'un de ses défenseurs, se montraient très maladr
     oits dans le dernier geste. Au retour des vestiaires, la volonté de Villarreal restait la même mais, à l'image de Rossi, les hommes de Pellegrini avaient toujours autant de mal au niveau de l'efficacité. Sur sa première vraie occasion dans le jeu, le Pana, par Karagounis, ouvrait même le score contre le cours du jeu. Un hold-up qu'évitait Rossi en égalisant peu de temps après sur un penalty obtenu par Pires. Mais ce penalty, malgré d'autres opportunités en fin de match pour le Sous-marin jaune, sera le seul but marqué par Villarreal. Le demi-finaliste 2005-2006 de l'épreuve devra obligatoirement marquer en Grèce pour espérer se qualifier. Pas simple.

    Villarreal
    DIEGO LOPEZ : Pratiquement jamais inquiété du match, il a dû intervenir sur deux frappes terribles. Sur la première, il est battu malgré une belle envolée. Sur la deuxième, il sort le réflexe qu'il fallait.
    ANGEL : Il a défendu avec beaucoup d'énergie mais s'est surtout beaucoup montré aux avant-postes avec de belles passes dans la profondeur mais aussi un manque de lucidité dans le dernier geste.
    GODIN : Même s'il a connu quelques moments chauds, il a rarement été en difficultés.
    FUENTES : Très appliqué, il a fait preuve de beaucoup de relâchement dans la plupart de ses gestes, n'hésitant pas à jouer avec son gardien pour calmer le jeu.
    BRUNO : Même bien contenu par Wawrzyniak, il a réussi quelques percées dangereuses pour la défense adverse.
    EGUREN : Tout près d'ouvrir rapidement le score sur une tête trop décroisée, il a malheureusement fait parfois preuve d'impatience à la construction. Remplacé par PIRES (62eme), qui a amené beaucoup de rythme et obtenu le penalty de l'égalisation.
    SENNA : Toujours bien placé au milieu et auteur de plusieurs jaillissements précieux, il a provoqué plusieurs fautes et beaucoup cherché ses attaquants sur de bonnes ouvertures. Il a notamment beaucoup servi Cazorla en première intention.
    CAZORLA : Toujours en mouvement, il a constamment fait la différence grâce à son aisance technique mais n'a pas trouvé la faille sur ses frappes.
    IBAGAZA : Omniprésent dans le premier quart d'heure, il s'est beaucoup appuyé sur Bruno derrière lui et Rossi en pointe, se créant plusieurs occasions. Mais il a manqué de réussite et, épuisé, a été remplacé en fin de match par CANI (70eme).
    LLORENTE : Excepté sur une déviation magnifique pour Rossi en début de match et par ses nombreux appels, il ne s'est pas beaucoup illustré et a lui aussi cédé sa place en seconde période à NIHAT (62eme), pas plus en réussite que Rossi devant le but.
    ROSSI : Très dangereux en pointe, il n'a marqué que sur penalty mais a eu de nombreuses occasions d'ouvrir le score et même de marquer le but du KO ensuite, mais il a connu des problèmes dans la finition, en raison notamment d'un Galinovic vigilant.

    Panathinaïkos
    GALINOVIC : Malgré la domination impressionnante de Villarreal, il n'a eu à s'employer que sur quelques frappes de Rossi et Nihat. En deuxième mi-temps, un ballon relâché sur un tir anodin de Cazorla aurait en revanche pu lui coûter cher.
    NILSSON : A l'image de sa défense, il a souvent pris l'eau derrière mais il a beaucoup apporté devant en demandant beaucoup le ballon et en inquiétant plusieurs fois Diego Lopez sur ses centres.
    GOUMAS : Tout de suite en difficultés malgré quelques interventions précieuses, il a pris un carton plus que logique qui le privera du match retour et a été remplacé à la pause par GABRIEL (46eme) qui ne s'est pas beaucoup montré.
    VINTRA : L'un des meilleurs en défense côté Pana avec notamment un tacle parfait dans les pieds de Rossi en première mi-temps.
    SARRIEGI : Souvent pris de vitesse, il a tout donné, notamment dans les airs, mais a lui aussi beaucoup souffert derrière.
    WAWRZYNIAK : Il a connu des problèmes face au pressing adverse, ce qui lui a fait perdre quelques ballons bêtement sur son côté gauche. Il s'en est mieux sorti lorsqu'il est repassé dans l'axe en deuxième mi-temps.
    GILBERTO SILVA : Rarement en possession du ballon, il a tout de même tenté de se rendre disponible et de distribuer le ballon dans les meilleures conditions sur le peu d'actions où il s'est retrouvé.
    SIMAO : Malgré un bon placement, il n'a pas été d'une grande utilité jusqu'à cette passe droit devant lui pour Karagounis sur le but.
    KARAGOUNIS : Très remuant, il a été le Grec le plus menaçant de par ses accélérations en contre-attaques et sa précision dans les transmissions. Il manque une belle occasion et ouvre le score sur un superbe enchaînement contrôle-frappe avant de devoir céder sa place en fin de match sur blessure à SALPINGIDIS (85eme).
    SPIROPOULOS : Pas à son avantage dans un rôle de relayeur où il a été pratiquement absent tout le match, il a touché davantage de ballons après avoir reculé d'un cran. Sur le but, il a la brillante idée de laisser passer le ballon pour Karagounis.
    MANTZIOS : Seul véritable attaquant aligné mercredi soir par Ten Cate, il a toutefois posé beaucoup de problèmes à la défense espagnole, notamment dos au but. En début de match, il a été tout près d'ouvrir le score sur une reprise en talonnade géniale. Tout aussi génial en fin de match son numéro dans la surface auquel seul le gardien a mis fin.

    L'arbitre du match : M.Plautz (AUT)
    Il a distribué quelques avertissements bien sentis mais est resté plutôt discret. Sur le penalty, il aurait pu siffler contre Rossi ou pour Pires, il a préféré la deuxième solution.


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