Grèce par Greg
En tout et pour tout nous sommes restés 5 semaines en Grèce et
contrairement à ce que nous attendions nous navons pas vu les images
de cartes postales des villages aux maisons de chaux blanches, aux
volets bleus et aux terrasses de cafés bondées de petits vieux
dégustant leur ouzo en égrainant des chapelets de perles.
Bien
sûr nous avons fait lessentiel des vestiges de la Grèce Antique
(lAcropole, Delphes, Olympie) et les sites moyenâgeux (Mystra, les
Météores) mais nous avons également passé beaucoup de temps à Athènes à
nous protéger des pluies diluviennes qui sabattaient.
Ce que
nous retiendrons de la Grèce cest que ce pays a donc été une étape
majeure dans notre voyage et une sorte deldorado après notre petite
virée surréaliste de quelques jours en Albanie.
Nous retrouvons
avec satisfaction des routes droites et lisses, des panneaux de
signalisation en bonne et due forme et des supermarchés ou autres
commerces à nen plus finir! . Bref tout le confort du monde moderne
qui nous a permis de nous ressourcer un peu et reprendre notre souffle.
Barouder cest sympa mais acheter de la moutarde et de la nourriture bébé cest assez essentiel !
Cest
labsence de confort qui nous rappelle combien notre environnement
développé est finalement agréable (ou combien nous y sommes formatés,
question de point de vue
).
Des sites historiques, ce qui nous a
le plus marqué, cest quau-delà de lintérêt des vestiges
archéologiques, les sites naturels sont dune grande beauté avec leurs
collines couvertes de pins et leurs champs doliviers, deucalyptus et
de vignes dans les plaines. Les bâtisseurs grecs avaient avant tout du
génie pour choisir le lieu.
Cest cependant en visitant les
musées, extrêmement bien faits, que nous avons compris à quoi devait
ressembler ces citées du temps de leur splendeur. Car il faut bien
avouer que les tas de pierres ne donnent pas vraiment une ! bonne
vision en 3D.
Dailleurs le Parthénon, que j! avais id
éalisé, ma laissé de marbre (cest le cas de le dire) car depuis
quelques années il est en complète réfection. En effet, à grand en
renfort dinformatique, les conservateurs ont trouvé que les colonnes
déjà remontées au 19ème siècle avaient été mélangées (franchement ça ne
se voyait pas à l' il nu). Donc on démonte, on remet dans lordre et on
remonte. Tout ça avec la plus grande des lenteurs. Il y a tellement
d' échafaudages que je me suis cru un instant au centre Pompidou. Mais
ne jouons pas les blasés, lensemble est tout de même saisissant.
A
Athènes après un cours séjour dans un camping improbable dans une
banlieue chic genre Neuilly, nous avons été hébergés par ladorable
Kalioppé (amie dune amie) qui nous a laissé son appartement en plein
cur dAthènes pendant une semaine.
Athènes et une ville
tentaculaire de 3 millions dhabitants (1/3 de la population grecque),
difficile à vivre. La ville ne dort jamais et la pollution sonore est à
son parox! ysme.
Circuler à pied avec une poussette ressemble à
Paris-Roubaix et ses pavés, et les pluies torrentielles déversant 30cm
deau sur les routes ne nous ont pas facilité la tâche.
Détail
qui a son importance, les taxis sont des vrais nazes. Ils pratiquent le
car-sharing en prenant plusieurs passagers allant dans la même
direction. Bien sûr chacun paye la course comme sil était seul à bord.
Dans
ces conditions, allez trouver un chauffeur qui accepte de prendre une
famille avec trois enfants et une poussette sous une pluie battante.
Nous
avons tout essayé même le coup de lauto-stoppeuse avec Isa laissée
seule sur le bas côté le bras tendu. Ca marche, ils sarrêtent mais
quand je bondis hors du fourré avec les trois filles aux basques et la
poussette, ils redémarrent en trombe sous les jurons dIsa.
Quand par bonheur notre subterfuge fonctionne, le chauffeur fume clope sur clope dans sa voiture comme si nous nexistions !
pas. Un vrai bonheur.
Nous profitons de notre long !
séjour à
Athènes pour trouver un moyen dagrandir notre attelage tant celui-ci cest avéré petit au cours de ces 3 mois.
Nous cherchons en vain une caravane en Grèce et finalement cest en Belgique que nous en trouvons une très bon marché.
Retour express en ferry, ponçage, enduit, peinture etc
, en tout nous passons 5 semaines en France.
Nous
voilà de nouveau de retour en Grèce par le même chemin et nous
reprenons notre périple là où nous lavions laissé : à Athènes. Cette
fois, nous sommes gentiment hébergés par Anne et Arnaud dans leur
superbe maison de la banlieue huppée au nord de la ville.
Retrouver
la Grèce vide de touristes au mois de novembre est un vrai plaisir même
si nous avons tout de même souffert du froid et du vent.
Cest
par -1°C que nous avons visité Delphes et nayant trouvé quun seul
petit convecteur électrique le soir de notre arrivée sur place, nous
lavons mis dans la caravane pour que les filles ne meuren! t pas de
froid. Pour Isa et moi la nuit a été supportable sous la couette mais
le réveil a été très dur et nous sommes donc partis à la recherche dun
deuxième convecteur le lendemain.
Aujourdhui nous sommes donc équipés pour lhiver tant que nous trouvons de l' électricité pour nos bivouacs
Ne
pouvant pas rester facilement dans les grandes villes cest sur une
plage déserte à 30km de Thessalonique que nous nous sommes échoués pour
quelques jours. Echoués et bien le terme car larrivée de nuit fut
assez épique.
Façon David Vincent dans le générique des « Envahisseurs » nous avons cherché un raccourci que jamais nous navons trouvé
A
la nuit tombée après plusieurs heures de route, les enfants fatigués et
affamés, je me plante lamentablement dans le sable mou.
Par de
problème, loption 4x4 de notre fourgon va me permettre de me sortir de
là sous les hourras de ma famille fière de moi. Et là, lhorreur, les 4
roues tourn! ent bien mais senfoncent mollement dans le sable.
! Pas de p
roblème, les plaques de désensablage que nous trimbalons depuis la
France vont nous sortir de là sous les hourras de ma famille fière de
moi. Et là, de nouveau lhorreur, les plaques senfoncent mollement
dans le sable pour disparaître 50 cm plus en profondeur.
Une
petite lueur au loin nous invite à aller chercher de laide et un
sympathique pécheur grec vient me sortir de lembarras en 4 coups de
pelle, une corde et son 4x4 Lada.
Dorénavant, cest promis, je ne dirai plus de mal des Lada.
Cest
encore sous une pluie battante que nous quittons Alexandroupoli, notre
dernière étape grecque. Les camions turcs que nous croisons nous
signalent que la frontière est proche.
Cest une sorte de no mans land enjambé par un autopont gardé par des militaires en faction à chaque extrémité.
Déjà au loin le drapeau rouge au croissant blanc nous indique que lOrient est proche.
Nous avons repris notre rythme et sommes déterm!
inés plus que jamais à aller de lavant.
A bientôt.
Greg