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Cyclades 1998
par cyrilos-867
Cyclades 1998

Santorin - Naxos - Amorgos - Paros
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En guise de préambule...
Ce journal de bord conte les péripéties de quatre jeunes lyonnais partis en Mer Egée à la découverte des Cyclades. A pied, en bateau, en stop ou en scooter, ils ont écumé les îles grecques de Santorin, Naxos, Amorgos et Paros pendant deux semaines, dormant au hasard de leur odyssée en camping, sur le ferry, chez l’habitant ou sur la plage.
De Santorin à Amorgos en passant par Naxos et Paros, à travers les ruelles touristiques des grandes cités ou celles plus typiques des petits villages de la Grèce profonde, ils ont rencontré les autochtones, visité les chapelles et se sont émerveillés devant les habitations blanchies à la chaux ; ils ont arpenté les boutiques, parcouru les mini-markets et dégusté quelques-unes des spécialités locales (moussaka, poulpe, baklava...) dans les fameuses tavernes grecques.
De baignades sur les plages de sable noir (Santorin) ou blanc (Naxos, Paros) en escapades dans des criques bleu turquoise dignes du film "Le grand bleu" (Amorgos), de balades volcaniques (Santorin) en randonnées sauvages au milieu d’un environnement resté très brut (Amorgos, Naxos), ils ont su profiter au mieux de chaque instant de leur séjour et trouver un juste équilibre entre vacances-détente et vacances-aventures.
Bref, c’était vraiment “ parfait ”...
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Mon séjour dans ces fabuleuses îles grecques des Cyclades à découvrir dans le carnet de voyage et l'album photos : Santorin (Akrotiri et la Red Beach, Thira, Oia), Naxos (Chora, la Portaria, Aghia Anna Beach, Filoti et le "Luberon grec"), Amorgos (le grand bleu, Aigiali, Potamos, le monastère de la Panaghia Chozoviotissa, Katapola), Paros (Parikia, Naoussa, Kosto, Lefkes)
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Mon récit de voyage
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Santorin, nous voilà !
Naxos, plages et Luberon
Amorgos, l'île du grand bleu
Paros en scooter
Retour à Santorin
Fin d'un rêve

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Mercredi 5 août 1998 : vol Lyon-Satolas -> Santorin
" Mais de qui se moque-t-on ? "
15h55 - A l’heure qu’il est, nous pourrions être en train de survoler les Cyclades, à essayer de prendre des photos à travers les traces de doigts des hublots. Mais non, l’endroit est désespérément familier : le hall d’embarquement de Satolas, porte 40. Voilà bientôt sept heures (!) que nous avons pénétré dans cet aéroport, et je me dis que n’importe quel coucou aurait eu le temps de nous emmener très loin d’ici. Pourtant, malgré l’attente, je suis étrangement zen, m’amusant de la cohorte de mécontents agressant littéralement la responsable du tour-opérateur :
" - Mais de qui se moque-t-on ?
- De personne, monsieur… "
Comme moi, Alex gratte dans son coin tandis que Caro et David se donnent des airs d’intellectuels en vacances, feuilletant respectivement Voici et Sciences et vie (un article ultra scientifique : comment fonctionne le sexe ?…). Les nouvelles nous parviennent au compte-gouttes et les hôtesses nous bichonnent tant qu’elles peuvent : après le petit déjeuner à 10h, nous sommes conviés à la cantine pour le repas de midi ! A cette occasion, David et moi remportons le premier pari du séjour (c’était du canard, pas de la pintade !). Conséquence : demain, si jamais on arrive, ce sont les filles qui paient à manger…
Pour tuer le temps, nous nous offrons une n-ième visite du duty-free, où une hôtesse au fort accent germanique nous vante les bienfaits du pastis (comme si c’était nécessaire !) :
" - Vous aller en Grèce ? Là-bas, ouzo très spécial... Pour goûter, oui, mais vous pas être très copains… "
Après une longue réflexion, et grâce aux conseils avisés de David, nous finissons par craquer pour une bouteille de 51 (avec son étui isotherme !). Au moins, si on ne peut pas se faire de nouveaux copains, on pourra toujours compter sur les anciens…
17h30 - Formidables, ces cachets de Cocculine contre le mal des transports : moi qui craint le car, le bateau, l’avion, là tout va pour le mieux. D’accord, on est toujours en salle d’embarquement, mais quand même !
David a envie d’appeler chez lui pour prévenir que nous sommes " bien arrivés à Santolas " (ou à Satorin, je ne sais plus très bien ). L’avion (de la compagnie Air Toulouse International) vient d’arriver de … Toulouse, où il était en réparation ! Quelque part, c’est rassurant qu’ils aient pris leur temps pour réparer. D’ici trois bons quarts d’heure, nous devrions décoller, pour arriver aux environs de minuit à Santorin. Avant le départ, je vais reprendre un cachet de Cocculine, moi .
" Want a room ? "
Il est 18h10 lorsque l’avion quitte enfin la piste de Satolas (au lieu des 11h30 prévus…). Le repas nous est servi après une (longue) série de (petites) perturbations . Caro me broie la main à chaque trou d’air tandis que David – imperturbable, lui ! – feuillette Libé pendant toute la durée du vol. A cause de l’escale à Mykonos (où il est conseillé aux hommes de bien rester assis au fond de leurs sièges ), nous devons encaisser en moins d’une heure, deux atterrissages et un décollage sur les minuscules pistes des îles. Mais peu après 23h (heure locale = heure Lyon + 1), ça y est : nous foulons le sol grec de l’aéroport !
En attendant les bagages, j’accompagne David qui va griller sa clope à l’extérieur. A peine a-t-on franchi la porte de sortie, qu’un autochtone nous aborde : " Want a room ? ". Les habitants grecs ont des chambres à louer, et ils le font savoir. Pris au dépourvu , nous baragouinons quelques questions pour tâter le terrain, avant de conclure d’un " we think about it " qui se veut la traduction fidèle de " on va y penser ! ".
Finalement, c’est un taxi (profitant de notre naïveté de touriste débarquant pour nous extorquer 6000 drachmes, soit 120 francs pour une dizaine de kilomètres) qui nous mène au camping Caldera View où nous avons réservé. Et là, miracle ! A minuit, il est encore possible de passer par la réception avant de s’installer. Au moment de planter les tentes, Caro n’oublie pas de nous démontrer qu’elle a passé quinze ans chez les Scouts, et le camp est très vite monté. Il fait nuit depuis bien longtemps, mais l’excitation l’emporte sur la fatigue et nous explorons les alentours du camping, serviettes de bain sur l’épaule, bien décidés à goûter la mer Egée ! Elle restera introuvable ce soir là.
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Jeudi 6 août 1998, Santorin
Soutzouskaki au menu
Le soleil matinal à travers la tente m’attire irrésistiblement à la découverte des paysages masqués par la nuit la veille. Face à la tente, le " Mont Pilat " local (point culminant de l’île et centre relais télévision). A 300 mètres de l’entrée du camping, magnifique vue sur la Caldera : le volcan, la mer, les falaises… Alex est interrompue dans sa grasse matinée parce que l’on a plein de choses à voir. Après un petit dej’ encore très franchouillard (barquettes à la fraise de LU, palets bretons), nous partons à l’assaut de notre première cité grecque : Akrotiri, son site archéologique, ses plages de sable noir… Nous profitons de la route pour découvrir les paysages qui s’offrent à nous (superbes et indescriptibles !… Voir les photos). Et nous jetons aussi un œil sur les menus (et les tarifs) des quelques tavernes en bord de route. Avant de rentrer dans Akrotiri (" chez Gros-Thierry ", comme dit David), Caro, Guide du Routard en poche, nous mène jusqu’à la Caldera Beach, lieu
de notre première baignade. La plage est noire (de sable, pas de monde), la mer est fabuleuse…

Akrotiri : du sable noir de la Caldera Beach aux ruelles blanchies à la chaux
Peu avant midi, nous entrons dans Akrotiri, village grec dans tout ce qu’il y a de plus typique : les maisons blanchies à la chaux, les églises locales et leurs cloches, un vieux grec à dos de mulet… Et fatalement, à l’heure du repas, il nous vient des envies de cuisine locale. Nous optons pour une petite taverne, terrasse ombragée, "greek cuisine" et accueil familial.

Images des Cyclades traditionnelles à Akrotiri
Pour David et moi, c’est l’heure du premier ouzo, mais il nous reste bien des choses à apprendre sur la manière de le déguster ! (avec ou sans eau ? l’eau ou l’ouzo en premier dans la bouche ? être ou ne pas être ? !) . Le menu est traditionnel : greek salade (tomate –concombre – poivron – oignon – olives – et l’inévitable feta) suivi de soutzouskaki (meats balls with fried chips) pour mes compagnons de route, tandis que je ne résiste pas à l’idée de déguster ma première moussaka (un régal). L’eau du robinet est infecte, nous devons nous rabattre sur de l’eau en bouteille (et puis de toutes façons, pas moyen de faire comprendre que l’on voudrait une carafe !).
Baignade chez les " culs- nus "
A l’heure de la sieste, nous marchons inconscients en pleine campagne sous un soleil de plomb, en route pour le site archéologique. Après la courte visite (sans grand intérêt mais heureusement gratuite) , il fait encore plus chaud et il nous vient des envies de baignade… Le chemin paraît très long jusqu’à la Red Beach, magnifique plage de sable noir adossée à des falaises rouges. La plage est surpeuplée, et Alex propose de poursuivre jusqu’à la crique suivante. Celle-ci est quasi déserte, et pour cause ! C’est une plage de " culs-nuls ", selon l’expression d’Alex… Refusant d’avoir fait tout ce chemin pour rien, nous nous posons à l’écart avant de piquer une tête bien méritée.Au soleil couchant, nous assistons au retour d'un vieux pêcheur grec sur la plage..


Akrotiri : les falaises rouges de La Red Beach... et le retour d'un pêcheur
Sur le chemin du retour, une charmante touriste américaine nous remonte jusqu’à Akrotiri, et Caro, en rentrant au camping, réalise avec consternation qu’elle a oublié sa casquette de l’ESSJT dans un mini–market ; elle y sera probablement mise en vente dès le lendemain pour quelques milliers de drachmes… Le temps d’une petite tête dans la superbe (bien que trouble et verte) swimming–pool du camping, et David et moi nous transformons en cuistots autour d’un 51. Le menu des chefs ce soir là : tomates et pâtes à la tomate…
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Vendredi 7 août 1998, Santorin
"Short, very short ? "
La matinée est appréciable : petite douche, petit déjeuner ("déj’ner" comme on dit à Genas, enfin à "J'nasse"), petite piscine. Il est 12h30 lorsque le bus nous récupère devant le camping pour nous conduire à Thira, " capitale " de l’île. Dans la " main street ", la rue principale, il règne une ambiance sud–américaine (dixit David) : les vieux bus qui se succèdent les uns aux autres, la musique et le brouhaha qui sortent des tavernes, les autos, les milliers (milliards ?) de scooters, et la foule, immense, désordonnée. Emportés par le tourbillon autour de nous, nous attrapons vite un sandwich avant de fuir par les petites rues jusqu’à la falaise qui surplombe le vieux port et domine le volcan. Il fait chaud, très chaud : il a été décidé de revoir le budget bouteilles d’eau à la hausse.

Santorin : de la corniche, vues imprenables sur la ville de Thira et le volcan
La vue est superbe et l’endroit magnifique pour réaliser les photos que l’on ne manquera de montrer à la famille et aux copains en leur disant : " on y était ! ". Chaque ruelle, chaque voûte, chaque bâtiment est l’occasion d’un nouvel enchantement. Quelles que soient ses convictions religieuses, la majestuosité des monuments et des cathédrales ne peut pas laisser indifférent. Caro plane sur les bijouteries, il y en a une tous les 5 mètres. Alex et David achètent leurs cartes postales, tandis que je commence à repérer les tee-shirts Hard Rock Café - Santorini pour agrandir ma collection

Voûtes et cathédrales dans Thira
Dans la chaleur accablante de l’après-midi, nous nous écartons du centre pour faire un tour du côté du camping de la ville. En fait, seule la piscine nous intéresse et nous nous accordons le plaisir d’un rafraîchissement salutaire. De mon côté, je me rends dans le " salon " de coiffure que j’ai repéré une rue au dessus. Il est désert, le coiffeur sommeille sur une chaise devant sa boutique et j’ai l’impression de le déranger. Il me fait signe d’entrer, et je comprends vite qu’il ne parle ni français, ni anglais… Il vient alors à mon secours : " Short, very short ? ". Il a tout compris. Le seul dialogue que nous entretiendrons tournera autour des numéros de sabot pour sa tondeuse…
Les baleines blanches
de la Caldera Beach

Après quelques courses au super – market, nous nous offrons un repas grec au camping : salade tomate-feta (ah, la feta !), jambon local (le saucisson s’est perdu en route), vin de Santorin (un rouge, " chaud et âpre " selon Alex). La nuit vient de tomber ; la vaisselle attendra, à la grande joie des fourmis. Serviettes autour du cou, nous reprenons le chemin de la Caldera Beach pour un bain de minuit des plus agréables. Sous la pleine lune, on aperçoit des baleines blanches…
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Samedi 8 août 1998, Santorin
Footing touristique
La nuit n’a pas été bonne : les intonations germaniques des voisins jusqu’à tard le soir, le gonflement interminable d’un matelas pneumatique à deux mètres de notre tente en pleine nuit, le vent en bourrasques, le réveil qui prend un coup de speed en sonnant à 3h30… Malgré tout, je ne manque pas de courage lorsque je m’élance à 7h45 pour mon premier footing en terre grecque . Aux abords de Périssa, je bifurque sur la droite et ma course se transforme en randonnée pédestre car le terrain est pour le moins accidenté. Au sommet, je domine toute la plaine, je toise l’océan, et le " meltem ", le vent local souffle vraiment très fort. Je dois effectuer la descente de l’autre côté quasiment en rappel, et je me retrouve en bord de mer sur la " Vlyhada beach ". Je réalise alors que je suis vraiment très loin du camping… Je reprends ma course sur une route qui s’enfonce dans la campagne, une sorte de désert. Le vent souffle de face, j’ai chaud, j’ai soif… Le destin m’envoie enfin un vé
hicule sur cette route où personne ne passe. Je me résigne à faire du stop, elle s’arrête : c’est un vieil ouvrier grec, qui me dépose à cinq cents mètres du camping. " Efkaristo… " (merci beaucoup !). Je suis de retour après une heure et quart de " footing touristique ". J’apprécie d’autant la douche et le petit dej’.

Aux alentours de midi, nous reprenons le bus pour Thira. Comme la veille, le ballet des vieux autocars autour de la " bus station " est un spectacle extraordinaire. Le " Gyros sandwich " est un vrai régal avalé en un rien de temps sous les voûtes du parvis de la cathédrale orthodoxe, que Caro et Alex ont visitée la veille. Il est 14h lorsque nous entreprenons la descente des 387 marches qui mènent au vieux port, alors que les autochtones ne cessent d’essayer de nous vendre la descente à dos de mulet. " Katastroph’ ! Señorina… " s’exclame l’un d’eux lorsqu’Alex décline une nouvelle fois l’offre. Elle n’a vraiment pas confiance en la bête…

Des mulets permettent d'éviter la descente à pied
des 300 marches qui mènent au vieux port...
"I'm the king of the world !"
En bas, à "Old Port", nous nous renseignons sur les possibilités de visite du volcan de Nea Kameni . Il est trop tard pour effectuer le grand tour par les eaux réputées sulfureuses de " Hot Springs ", nous devrons nous contenter du " Volcano ". C’est à bord d’un petit caïque (" caïqui ") appartenant à un vieux marin grec que nous effectuons notre excursion. Nous ne sommes que six passagers à bord de la frêle embarcation qui s’élance vers le volcan : nous quatre et un couple d’italiens. Le caïque tangue un peu mais le trajet est court, et nous sommes bien vite arrivés à destination : une petite crique aménagée où est amarré un superbe voilier. Notre marin nous laisse 1h30 pour monter aux cratères et profiter d’un temps de baignade sur les berges du volcan.

Du vieux port de Thira, en route pour le volcan de Nea Kameni
L’ascension est pénible (nous n’avions pas prévu de chaussures pour crapahuter dans les roches volcaniques… mes bateaux s’en souviendront), l’atmosphère est suffocante, mais le spectacle final époustouflant. " I’m the king of the world ! "clame David parvenu le premier au sommet. La mer est partout autour de nous, le paysage volcanique saisissant. Quelques fumerolles s’échappent d’une cavité du cratère…il est temps de redescendre. Grand temps même, puisque deux, trois,cinq gros bateaux viennent déverser leurs flots de touristes sur les pentes du volcan où nous étions seuls au monde quelques minutes auparavant. Nous profitons encore de notre avance pour squatter l’unique plage (3 m² !) et batifoler dans l’eau. Partout autour de nous l’endroit est extraordinaire, le cadre inoubliable.
Nous avons perdu nos italiens pour le retour au vieux port, et tandis que Caro s’échappe par le télécabine, Alex, David et moi repartons courageusement à l’assaut des 387 marches qui mènent à la ville haute de Thira. Alex retrouve son marchand de mulet, qui lui propose une nouvelle ristourne. En haut du télécabine, nous nous retrouvons tous les quatre, assis sur une terrasse à l’ombre, fatigués… Le rythme est intense depuis notre arrivée, les journées bien remplies et comme le fait remarquer Caro : " On n’a encore jamais fait la sieste ! ". A l’heure du goûter, les chocos et le melon grec sont fortement appréciés, et pendant que Caro, Alex et David se replongent dans leurs souvenirs communs du lycée, je pique un somme…
Soirée basket-tzaziki
La ville haute de Thira est splendide : quasiment pas de commerces, et par conséquent, peu de touristes… bref on baigne dans la véritable ambiance grecque. Le quartier est plutôt résidentiel, les habitations sont splendides, les cathédrales au dôme bleu roi majestueuses. De tout en haut, nous surplombons toute la ville, éclairée par les rayons d’un soleil qui se couche sur la mer, juste derrière le volcan : avec le charme des chapelle cycladiques, chaque paysage ressemble à une carte postale, grandeur nature. Même l’appareil photo d’Alex et son format panoramique ne pourraient rendre compte d’une telle beauté. Le site en impose, c’est indéniable…

Coucher de soleil sur Thira à Santorin
Les derniers rayons nous permettent de rencontrer un couple de français à la recherche d’une chambre. Nous échangeons les tuyaux sur les îles : Ios = gerbos, très jeune, très boîte, très bière…à éviter; Naxos, superbe ; Amorgos, superbe…mais pas de bateau au départ de Santorin ; Folegandros (" l’île de la Grande Folle " dixit David), surpeuplée… Et c’est toute notre stratégie de voyage qui est remise en cause : l’itinéraire initial Santorin–Amorgos–Ios–





Après cet épisode émouvant, nous reprenons notre périple à travers les rues de Filoti, sans compter le nombre de marches gravies au passage. Nous sommes probablement les seuls touristes du village, puisqu’ hormis quelques autochtones, nous ne croisons personne dans les rues. Tout respire le terroir, l’authenticité grecque. Au-dessus du village nous rejoignons l’église de la "Panaghia tis Filotissas". Comme l’indique notre fidèle Guide du Routard, bible indispensable, l’endroit est absolument paradisiaque ! Pas de mer, certes, mais les contrastes de couleur ("les maisons toutes blanches, les flancs gris de la montagne, le vert de la vallée"… Merci Guide du Routard pour tes descriptions avisées !) sont saisissants et de toute beauté. Le Luberon ? Oui, il y a quelque chose...
